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philipperoy1972histoire

Histoire. Chapitre V. Plan détaillé. 4ème.

14 Mars 2017 , Rédigé par Philippe Roy Publié dans #Classe de 4ème.

Cours d’Histoire-Géographie. Classe de 4ème. Collège Ste Geneviève - Année 2016-2017 [1] :

Chapitre V : Le Consulat et l’Empire de 1799 à 1815 [2] :

  • Thème 1 : Le XVIIIe siècle. Expansions, Lumières et révolutions.
  • Bourgeoisies marchandes, négoces internationaux et traites négrières au XVIIIe siècle.
  • L’Europe des Lumières : circulation des idées, despotisme éclairé et contestation de l’absolutisme.
  • La Révolution française et l’Empire : nouvel ordre politique et société révolutionnée en France et en Europe.
  • Démarches et contenus d’enseignement :
  • La classe de 4ème doit permettre de présenter aux élèves les bases de connaissances nécessaires à la compréhension de changements politiques, sociaux économiques et culturels majeurs qu’ont connus l’Europe et la France, de la mort de Louis XIV à l’installation de la Troisième République. Il s’agit notamment d’identifier les acteurs principaux de ces changements, sans réduire cette analyse aux seuls personnages politiques. L’étude des échanges liés au développement de l’économie de plantation dans les colonies amène à interroger les origines des rivalités entre puissances européennes, l’enrichissement de la façade atlantique, le développement de la traite atlantique en lien avec les traites négrières en Afrique et l’essor de l’esclavage dans les colonies.
  • Le développement de l’esprit scientifique, l’ouverture vers des horizons plus lointains poussent les gens de lettres et de sciences à questionner les fondements politiques, sociaux et religieux du monde dans lequel ils vivent. On pourra étudier les modes de diffusion des nouvelles idées, la façon dont différents groupes sociaux s’en emparent et la nouvelle place accordée à l’opinion publique dans un espace politique profondément renouvelé. On caractérise les apports de la Révolution française, dans l’ordre politique aussi bien qu’économique et social non seulement en France mais en Europe dans le contexte des guerres républicaines et impériales. On peut à cette occasion replacer les singularités de la Révolution française dans le cadre des révolutions atlantiques. On rappelle l’importance des grandes réformes administratives et sociales introduites par la Révolution puis l’Empire.

 

Introduction :

  • Le 18 Brumaire ou finir la Révolution :

L’idée de ce coup d’État du 18 Brumaire est de se défaire des Directeurs. Les Conseils vont donner le pouvoir à Sieyès, Ducos et au général Bonaparte. Des hommes influents comme Barras, Talleyrand, Cambacérès, les Anciens, Lucien Bonaparte et Fouché sont acquis au projet. [3]

Le 18 Brumaire an VIII (9 novembre 1799), le Conseil des Anciens décide que le Corps Législatif va siéger, à Saint-Cloud, de façon provisoire, sous la protection de Bonaparte. Les Directeurs Sieyès, Ducos et Barras cèdent et démissionnent, les deux autres Directeurs sont tenus, l’exécutif n’est plus.

Le 19 Brumaire an VIII (10 novembre 1799), Bonaparte est aux Cinq-cents, ses détracteurs l’y chahutent vivement. Les députés veulent le mettre hors la loi. Son frère Lucien Bonaparte utilise alors, la garde du Corps Législatif et présente les opposants à Napoléon Bonaparte comme pro-anglais et les fait sortir.

Le soir, le Conseil des Cinq-cents et celui des Anciens dissolvent le Directoire. Sieyès, Ducos et Napoléon Bonaparte deviennent désormais Consuls. Ils ont pour mission de réformer le pays, d’y restaurer l’ordre. Par ce coup d’État, la France finit sa Révolution.

Cet évènement clôt dix ans de conflits, tant à l’intérieur, qu’à l’extérieur des frontières hexagonales. Napoléon Bonaparte incarne cet évènement, ne déclare t-il pas en 1804 : « Je suis la Révolution ». [4]

  • Le retour à une stabilité politique et sociale :

Le Général Bonaparte est essentiel dans ce Coup d’État.

  1. lance une proclamation qui présente ses opposants comme factieux : « Français ! A mon retour à Paris, j’ai trouvé la division dans toutes les autorités, et l’accord établi sur cette seule vérité, que la Constitution était à moitié détruite, et ne pouvait sauver la liberté. Tous les partis sont venus à moi, m’ont confié leurs desseins, dévoilés leurs secrets, et m’ont demandé mon appui ; j’ai refusé d’être l’homme d’un parti. Le Conseil des Anciens m’a appelé ; j’ai répondu à son appel. Un plan de restauration générale avait été concerté par des hommes en qui la nation est accoutumée à voir les défenseurs de la liberté, de l’égalité et de la propriété. […] Français ! Vous reconnaîtrez sans doute à cette conduite le zèle d’un soldat de la liberté, d’un citoyen dévoué à la République. Les idées conservatrices, tutélaires, libérales, sont rentrées dans leurs droits, par la dispersion des factieux qui oppriment les Conseils, et qui, pour être devenus les plus odieux des hommes, n’ont pas cessé d’être les plus méprisables ». [5]

Paris reste stoïque, face à ces évènements politiques et militaires. Seuls les libéraux, les bourgeois, les principaux gagnants de la Révolution, y sont favorables. Cela traduit un retour à l’ordre, un signe de prospérité, qui termine dix ans de guerre civile et frontalière.[6]

*******

Cours d’Histoire-Géographie. Classe de 4ème. Collège Ste Geneviève - Année 2016-2017, suite [7] :

Chapitre V : Le Consulat et l’Empire de 1799 à 1815, suite [8] :

  • Introduction, suite :
  • Vers le Consulat :

Le 18 juin 1799, trois Directeurs sont dans l’obligation de mettre un terme à leurs fonctions.

Par ailleurs, les royalistes et les Alliés menacent de s’en prendre au pays et de remettre en cause, par la même occasion, un équilibre politique difficilement obtenu.[9]

Le poids de la conscription pèse à nouveau sur les familles, situation qui va s’intensifier sous le Consulat et l’Empire. En effet, les néo-jacobins décident la levée en masse de troupes. On appelle également l’Abbé Sieyès, Ducos, pour changer la Constitution et établir un exécutif fort.

Les généraux Hoche et Joubert étant morts, le général Napoléon Bonaparte, désormais revenu d’Égypte, est le Sabre pouvant rétablir la paix.[10] Malgré son souhait de ne s’attacher à aucun parti, il choisit finalement le projet de Sieyès.

Après le 18 brumaire il dit : « Citoyens, la Révolution est fixée aux principes qui l’ont commencée, elle est finie ! Il faut en commencer l’histoire et voir ce qu’il y a de réel et de possible dans l’application des principes et non ce qu’il y a de spéculatif et d’hypothétique ».[11]

Bonaparte en devenant Premier Consul, n’est plus seulement un général, mais un homme politique. Talleyrand souligne ce fait : « Le Napoléon du Concordat, c’est le Napoléon vraiment grand, éclairé, guidé par son génie ». [12]

  • Du Consulat à la marche vers l’Empire :

Napoléon s’inscrit dans la lignée de Charlemagne et des Capétiens. Par ces références symboliques, il cherche à tirer sa légitimité des siècles passés.[13] Talleyrand confirme cette impression : « L’Empire est une combinaison de république romaine et de Charlemagne ». [14]

Il se fait sacrer par le Pape, en la Cathédrale de Notre-Dame de Paris, le 2 décembre 1804. Le peintre David a eu soin d’immortaliser cet évènement. En cinq ans, la France passe de la République à l’Empire et crée, en fait et en droit, la IVème dynastie.[15] Napoléon dit à ce sujet : « Le nom de roi est usé car il apporte avec lui de vielles conceptions et ferait de moi un héritier ; je ne veux descendre, ni dépendre de personne. Le titre d’Empereur est plus grand, il est un peu inexplicable et impressionne l’imagination ».[16]

Trois jours après son sacre, le nouvel Empereur harangue ses soldats en ces termes, lors de la remise des aigles impériales au Champ de Mars : « Soldats ! Voilà vos drapeaux ; ces aigles vous serviront toujours de point de ralliement ; elles seront partout où votre Empereur les jugera nécessaires pour la défense de son trône et de son peuple. Vous jurez de sacrifier vos vies pour les défendre, et de les maintenir constamment par votre courage sur le chemin de la victoire : Soldats ! Vous le jurez ? ». [17] Napoléon 1er parvient alors à réaliser la fusion entre l’Ancien Régime et les principes de la Révolution de 1789. [18]

  • La guerre fait et défait l’Empire :

Le pouvoir impérial a pour bases l’armée avec ses phalanges, les Maréchaux et les soldats. La guerre est initialement nationale, puis européenne. Suite à ces conflits se crée le Grand Empire Napoléonien et ses 130 départements. Les conquêtes impériales vont être aisées au départ, puis délicates avec les résistances locales (L’Espagne), nationales (La Russie) et les coalitions d’États (L’Angleterre, la Prusse, l’Autriche, mais aussi la Russie, quand elle va se désolidariser de la France).

  1. toile de fond, demeure l’opposition entre la France et l’Angleterre que Talleyrand souligne ainsi : « Sous un nom ou sous un autre, nos guerres sont toujours avec l’Angleterre ». [19] Ces conflits vont faire appel aux forces vives du pays, par le biais de la conscription. Ce principe a formé les armées de la Révolution, du Directoire, celles du Consulat et de l’Empire. Phénomène qui va croissant avec la multiplication des combats. L’Empereur justifie cette décision : « La conscription forme des armées de citoyens. Le recrutement volontaire forme des armées de vagabonds et de mauvais sujets. L’honneur conduit les premiers, la discipline seule commande aux seconds » [20] il ajoute aussi : « Sans la conscription il ne peut y avoir ni puissance, ni indépendance nationale »[21] et de conclure : « La conscription est la loi la plus affreuse et la plus détestable pour les familles ; mais elle fait la sûreté de l’État ». [22]
  • Deux questions se posent à nous :
  • Pourquoi le Consulat permet-il de finir la Révolution ?
  • Quelles sont les particularités du 1er Empire, tant sur le plan politique que militaire ?
 

[1] Dernière mise à jour du : 18.08.16. Relecture de ce jour.

[2] Sources extraites de : www.eduscol.fr

[3] Malet et Isaac, L’Histoire : Rome et le Moyen-Age ; L’Age Classique ; Les Révolutions ; La Naissance du Monde Moderne, Paris, Éditions Marabout, 1993, 1 242 p., pp. 679-681. Fierro (A.), Fayard (J.-F.), Tulard (J.), Histoire et Dictionnaire de la Révolution Française, 1789-1799, Paris, Éditions Robert Laffont, Collection Bouquins, 1987, rééditions en 1998 et 2004, 1 223 p., p. 406.

[4] Regenbogen (L.), Napoléon a dit, Aphorismes, Citations et Opinions, Paris, Éditions les Belles Lettres, 1998, 454 p., p. 118.

[5] Napoléon, Harangues et proclamations à ses armées, Nîmes, Éditions Lacour, 1997, 50 p., pp. 21-22.

[6]Tulard (J.), sous la Direction, Dictionnaire Napoléon, Paris, Éditions Fayard, 1987, 1 767 p., Article du Professeur Jean Tulard, « Napoléon Ier », pp. 1 226-1 229. Tulard (J.), Les Révolutions, 1789-1851, Paris, Éditions Fayard, Collection Histoire de France, sous la Direction de Jean Favier, Tome IV, 1988, 501 p., pp. 147-148.

[7] Dernière mise à jour du : 18.08.16. Relecture de ce jour.

[8] Sources extraites de : www.eduscol.eudcation.fr

[9] Malet et Isaac, L’Histoire : Rome et le Moyen-Age ; L’Age Classique ; Les Révolutions ; La Naissance du Monde Moderne, Paris, Éditions Marabout, 1993, 1 242 p., pp. 679-681. Fierro (A.), Fayard (J.-F.), Tulard (J.), Histoire et Dictionnaire de la Révolution Française, 1789-1799, Paris, Éditions Robert Laffont, Collection Bouquins, 1987, rééditions en 1998 et 2004, 1 223 p., p. 406.

[10] Ibidem., p. 406.

[11] Regenbogen (L.), Napoléon a dit, Aphorismes, Citations et Opinions, Paris, Éditions les Belles Lettres, 1998, 454 p., p. 90.

[12] Schell (E.), Talleyrand en Verve, Mots, Propos, Aphorismes, Paris, Éditions Horay, 2003, 125 p., p. 35.

[13] Ibidem., p. 707.

[14] Schell (E.), Talleyrand en Verve, Mots, Propos, Aphorismes, Paris, Éditions Horay, 2003, 125 p., p. 35.

[15] Malet et Isaac, L’Histoire : Rome et le Moyen-Age ; L’Age Classique ; Les Révolutions ; La Naissance du Monde Moderne, Paris, Éditions Marabout, 1993, 1 242 p., p. 707.

[16] Regenbogen (L.), Napoléon a dit, Aphorismes, Citations et Opinions, Paris, Éditions les Belles Lettres, 1998, 454 p., p. 120.

[17] Napoléon, Harangues et proclamations à ses armées, Nîmes, Éditions Lacour, 1997, 50 p., p. 25.

[18] Cf. Lentz (T.), sous la Direction, Le Sacre, Paris, Éditions Nouveau Monde, Fondation Napoléon, 2004, 192 p. Cf. Tulard (J.), Histoire et légende du Sacre de Napoléon, Paris, Éditions Fayard, 2004, 200 p.

[19] Schell (E.), Talleyrand en Verve, Mots, Propos, Aphorismes, Paris, Éditions Horay, 2003, 125 p., p. 86.

[20] Regenbogen (L.), Napoléon a dit, Aphorismes, Citations et Opinions, Paris, Éditions les Belles Lettres, 1998, 454 p., p. 119.

[21] Ibidem., p. 119.

[22] Ibidem., p. 120.

  • Vocabulaire :

Mots :

Définitions :

Abdiquer :

C’est renoncer au pouvoir.

Catéchisme Impérial :

C’est le livre permettant à l’Eglise Française d’enseigner le Catholicisme aux enfants. Il est le seul autorisé dans les Églises de l’Empire.

Censure :

C’est le contrôle par le Gouvernement du contenu d’un journal ou d’un livre, avant sa parution.

Concordat :

Il a été conclu entre Bonaparte, alors 1er Consul et le Pape, le 15 juillet 1801, ce traité a pour vocation d’organiser l’Eglise Catholique en France, il remplace la Constitution Civile du Clergé. Cf. Chronologie précédente.

Elite :

C’est un petit groupe de personnes concentrant la richesse, la culture et le pouvoir.

Émigrés :

Ce sont les personnes appartenant à la noblesse qui, peu après 1789, refusant la Révolution sont partis pour l’étranger, notamment en Angleterre, ou en Belgique.

Noblesse Impériale :

Elle a été crée en 1808, elle récompense par des titres héréditaires, les services rendus à l’Empire, mais ne donne aucun privilège.

Plébiscite :

C’est un vote des électeurs par oui ou par non, à une question qu’on leur soumet, cela a été le cas pour le passage du Consulat à l’Empire en France, durant l’année 1804.

Préfet :

C’est à partir de 1800, il est le représentant du pouvoir exécutif dans chaque département. Il est l’héritier des Intendants, sous l’Ancien Régime. Cf. Les Cours précédents.

 

  • Plan détaillé :
  1. Le Consulat : Finir la Révolution (1799-1804) :
  1. Un homme à la tête d’un pouvoir fort :
  2. Finir les troubles internes et externes de la Révolution :
  3. Du Consulat à l’Empire, l’ascension de Napoléon Bonaparte :
  1. L’Empire de 1804 à 1815 :
  1. Une volonté de stabilité politique et sociale :
  2. La guerre fait et défait le 1er Empire :

 

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