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philipperoy1972histoire

Programmes. Histoire. Géographie. EMC. Classe de 5ème.

28 Septembre 2016 , Rédigé par P. ROY. Publié dans #Classe de 5ème.

  • Histoire, géographie et EMC, cycle 4. Programmes. 2016.2017. Classe de 5ème.[1]
  • Rappel [2] : Au cycle 3, l’enseignement de l’histoire et de la géographie a permis aux élèves d’acquérir une première maitrise des connaissances, des langages et des méthodes historiques et géographiques.
  • En cycle 4, les compétences travaillées au cycle précédent sont approfondies : se repérer dans le temps, se repérer dans l’espace, raisonner, s’informer dans le monde du numérique, comprendre et analyser un document, pratiquer différents langages en histoire et en géographie, coopérer et mutualiser.
  • Au cours du cycle 4, les élèves comprennent progressivement comment les disciplines scientifiques que sont l’histoire et la géographie permettent de réfléchir avec précision aux temps et aux espaces des sociétés humaines et d’appréhender des phénomènes sociaux d’une grande diversité.
  • Les thèmes d’enseignement programmés assurent que les élèves découvrent la complexité de l’évolution historique et de l’organisation géographique des groupes humains.
  • L’enseignement de l’histoire et de la géographie doit être envisagé dans la complémentarité entre les deux disciplines : les équipes de professeurs mettent en œuvre les questions programmées dans l’une et dans l’autre de manière équilibrée, à parts égales, en n’hésitant pas à souligner les apports de l’histoire à la géographie et réciproquement. Les enseignants déterminent le volume horaire qu’ils consacrent à chaque thème ou sous-thème en fonction des démarches pédagogiques qu’ils souhaitent mettre en œuvre.
  • Les thèmes, outils et méthodes abordés offrent de nombreuses occasions de travailler avec d’autres disciplines, notamment les sciences de la vie et de la Terre, les mathématiques, le français ou encore les langues vivantes, qui ouvrent sur l’histoire des cultures étrangères ou régionales.
  • Une attention particulière est portée aux liens à construire avec l’enseignement moral et civique, auquel l’enseignement de l’histoire et de la géographie au cycle 4 est étroitement lié, dans la perspective de la maitrise par les élèves en fin de cycle des objectifs fixés par le domaine 3 du socle commun, « La formation de la personne et du citoyen ».
  • Les équipes de professeurs d’histoire et de géographie puisent également dans les thématiques d’histoire des arts pour nourrir leur enseignement ; la connexion est réalisable à partir de toutes les entrées du programme d’histoire, mais aussi à partir de celles de géographie.
  • Ce travail contribue à rendre les élèves sensibles au statut particulier de l’œuvre d’art. Liée au particulier comme à l’universel, la production artistique leur donne accès aux faits et, plus encore, aux cultures du passé ; cette découverte les aide à relier la production artistique passée à celle d’aujourd’hui.
  • Pour rapprocher ce patrimoine culturel de leur propre culture, les élèves apprennent à identifier les formes, les matériaux et les expressions artistiques, et à les associer à des usages pour leur donner un sens.
  • De nombreuses entrées thématiques et méthodologiques d’histoire et géographie permettent également de contribuer à l’éducation aux médias et à l’information.
  • Histoire, géographie et EMC, cycle 4. Programmes. 2016.2017. Classe de 5ème. Suite :
  • Compétences travaillées :
  • (En italiques : les compétences déjà travaillées en cycle 3 et approfondies en cycle 4).
  • Se repérer dans le temps : construire des repères historiques.
  • Situer un fait dans une époque ou une période donnée.
  • Ordonner des faits les uns par rapport aux autres.
  • Mettre en relation des faits d’une époque ou d’une période donnée.
  • Identifier des continuités et des ruptures chronologiques pour s’approprier la périodisation de l’histoire et pratiquer de conscients allers-retours au sein de la chronologie.
  • Domaine du socle : 1, 2.
  • Se repérer dans l’espace : construire des repères géographiques.
  • Nommer et localiser les grands repères géographiques.
  • Nommer, localiser et caractériser un lieu dans un espace géographique.
  • Nommer, localiser et caractériser des espaces plus complexes.
  • Situer des lieux et des espaces les uns par rapport aux autres.
  • Utiliser des représentations analogiques et numériques des espaces à différentes échelles ainsi que différents modes de projection.
  • Domaine du socle : 1, 2.
  • Raisonner, justifier une démarche et les choix effectués.
  • Poser des questions, se poser des questions à propos de situations historiques ou/et géographiques.
  • Construire des hypothèses d’interprétation de phénomènes historiques ou géographiques.
  • Vérifier des données et des sources.
  • Justifier une démarche, une interprétation.
  • Domaine du socle : 1, 2.
  • S’informer dans le monde du numérique.
  • Connaitre différents systèmes d’information, les utiliser.
  • Trouver, sélectionner et exploiter des informations.
  • Utiliser des moteurs de recherche, des dictionnaires et des encyclopédies en ligne, des sites et des réseaux de ressources documentaires, des manuels numériques, des systèmes d’information géographique.
  • Vérifier l’origine/la source des informations et leur pertinence.
  • Exercer son esprit critique sur les données numériques, en apprenant à les comparer à celles qu’on peut tirer de documents de divers types.
  • Domaine du socle : 1, 2, 3.

Histoire, géographie et EMC, cycle 4. Programmes. 2016.2017. Classe de 5ème. Suite :

  • Compétences travaillées, suite :
  • Analyser et comprendre un document.
  • Comprendre le sens général d’un document.
  • Identifier le document et son point de vue particulier.
  • Extraire des informations pertinentes pour répondre à une question portant sur un document ou plusieurs documents, les classer, les hiérarchiser.
  • Confronter un document à ce qu’on peut connaitre par ailleurs du sujet étudié.
  • Utiliser ses connaissances pour expliciter, expliquer le document et exercer son esprit critique.
  • Domaine du socle : 1, 2.
  • Pratiquer différents langages en histoire et en géographie.
  • Écrire pour construire sa pensée et son savoir, pour argumenter et écrire pour communiquer et échanger.
  • S’exprimer à l’oral pour penser, communiquer et échanger.
  • Connaitre les caractéristiques des récits historiques et des descriptions employées en histoire et en géographie, et en réaliser.
  • Réaliser des productions graphiques et cartographiques.
  • Réaliser une production audio-visuelle, un diaporama.
  • S’approprier et utiliser un lexique spécifique en contexte.
  • S’initier aux techniques d’argumentation.
  • Domaine du socle : 1, 2.
  • Coopérer et mutualiser.
  • Organiser son travail dans le cadre d’un groupe pour élaborer une tâche commune et/ou une production collective et mettre à la disposition des autres ses compétences et ses connaissances.
  • Adapter son rythme de travail à celui du groupe.
  • Discuter, expliquer, confronter ses représentations, argumenter pour défendre ses choix.
  • Négocier une solution commune si une production collective est demandée.
  • Apprendre à utiliser les outils numériques qui peuvent conduire à des réalisations collectives.
  • Domaine du socle : 2, 3.

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Histoire, géographie et EMC, cycle 4. Programmes. 2016.2017. Classe de 5ème. Suite :

Programmes en Histoire. Classe de 5ème :

  • L’enseignement de l’histoire au cycle 3 a permis aux élèves de comprendre que le passé est source de connaissance et objet d’interrogations. Ils en ont perçu l’intérêt et l’attrait à partir de traces matérielles et de documents.
  • Dans le sillage de ces apprentissages, le cycle 4 propose une approche du récit historique qui permet aux élèves d’enrichir et de préciser leur connaissance du passé au fil d’une progression chronologique et thématique. Ils peuvent ainsi retrouver à l’aide de ces repères ce qui donne aux grandes périodes de l’histoire de l’humanité leurs caractéristiques. Ils comprennent les grandes évolutions comme les tournants et les ruptures d’une histoire à la fois nationale et globale.
  • Ils acquièrent ainsi des éléments éclairant le monde contemporain dans lequel ils vivent et apprennent à situer l’histoire de France dans un contexte plus global.
  • Une mise en relation avec les thèmes abordés en géographie leur permet de mieux apprécier les rapports mais surtout la distance entre le passé et le présent, elle les aide à mieux se situer dans le temps et à mieux percevoir ce qui fait la spécificité de leur présent.
  • Ils apprennent à mobiliser dans cet apprentissage des savoirs sociaux et familiaux, en complément de ceux qu’ils trouvent dans les manuels et documents scolaires.
  • Le programme est construit selon une progression chronologique à laquelle les élèves ont été préparés au cycle 3.
  • Dans la continuité de ce qui a été étudié en sixième, l’enseignement de l’histoire en cycle 4 permet aux élèves d’avoir abordé en fin de scolarité obligatoire toutes les grandes périodes de l’histoire.
  • Dans ce cadre, les repères de programmation proposent des orientations thématiques, subdivisées en sous-thèmes, que les professeurs traitent selon les démarches et les orientations historiographiques qu’ils jugent pertinentes. Ils mettent l’accent sur les principales caractéristiques et les temps forts des sociétés du passé, les transitions entre les époques et les questions utiles à la formation des citoyens.
  • Toujours en continuité avec le cycle 3, les élèves abordent largement durant le cycle 4 l’histoire de la France, qu’ils découvrent désormais dans sa plus longue durée, sa richesse et sa complexité.
  • Le programme invite les élèves à découvrir l’histoire des rapports des Européens au monde, les connexions entre économies, sociétés et cultures, l’histoire des relations internationales.
  • L’histoire du fait religieux, abordée au cours de l’année de sixième, est complétée et approfondie ; elle permet aux élèves de mieux situer et comprendre les débats actuels. Enfin, une approche globale des faits historiques doit éclairer à parts égales la situation, la condition et l’action des femmes et des hommes à chaque moment historique étudié : c’est donc une histoire mixte qu’il convient d’enseigner.
  • L’ambition du programme est de donner à tous les collégiens et collégiennes une vision large de l’histoire.
  • Les professeurs adoptent des démarches pédagogiques adaptées à l’âge des élèves, en recherchant le juste équilibre entre compétences et connaissances, sans excès d’érudition, et en privilégiant les contenus indispensables à toute réflexion sur le passé.

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Histoire, géographie et EMC, cycle 4. Programmes. 2016.2017. Classe de 5ème. Suite :

Programmes en Histoire. Classe de 5ème, suite :

  • Ils diversifient les situations d’apprentissage, notamment au moyen d’approches interdisciplinaires, afin d’assurer au mieux l’acquisition des connaissances et compétences définies dans le socle commun.
  • Ainsi, d’une classe à l’autre du cycle 4, les élèves progressent dans la maitrise des démarches intellectuelles qui leur permettent de construire et de mobiliser un savoir historique.
  • Ils poursuivent leur initiation au raisonnement historique et donnent du sens aux situations historiques explorées.
  • Ils approfondissent l’examen et la typologie des sources et apprennent à les interroger en les mettant en relation avec un contexte. Les compétences liées à l’analyse des documents et à la maitrise des langages écrit et oral demeurent au cœur des pratiques quotidiennes de classe.
  • Ces compétences, qui s’exercent sur des documents du passé, constituent une véritable et rigoureuse initiation à la pratique de l’histoire ; leur exercice vise à susciter aussi chez les élèves le plaisir né de la découverte de ce qu’ont fait et écrit les femmes et les hommes du passé.

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Histoire, géographie et EMC, cycle 4. Programmes. 2016.2017. Classe de 5ème. Suite :

Programmes en Histoire. Classe de 5ème, suite :

Classe de 5ème. Repères annuels de programmation :

Thème 1. Chrétientés et islam (VIe-XIIIe siècles), des mondes en contact :

  • Byzance et l’Europe carolingienne.
  • De la naissance de l’islam à la prise de Bagdad par les Mongols : pouvoirs, sociétés, cultures.
  • Démarches et contenus d’enseignement :
  • Dans la continuité de la classe de 6e, qui aborde la période de la préhistoire à l’Antiquité, la classe de 5e couvre une vaste période, du Moyen Âge à la Renaissance.
  • Elle permet de présenter aux élèves des sociétés marquées par la religion, au sein desquelles s’imposent de nouvelles manières de penser, de voir et de parcourir le monde et de concevoir l’exercice et l’organisation du pouvoir séculier.
  • La période qui s’étend du VIe au XIIIe siècle, de Justinien à la prise de Bagdad par les Mongols (1258), est l’occasion de montrer comment naissent et évoluent des empires, d’en souligner les facteurs d’unité, ou au contraire, de morcellement.
  • Parmi ces facteurs d’unité ou de division, la religion est un facteur explicatif important. Les relations entre les pouvoirs politiques, militaires et religieux permettent par ailleurs de définir les fonctions de calife, de basileus et d’empereur.
  • L’étude des contacts entre ces puissances, au sein de l’espace méditerranéen, illustre les modalités de leur ouverture sur l’extérieur.
  • La Méditerranée, sillonnée par des marins, des guerriers, des marchands, est aussi un lieu d’échanges scientifiques, culturels et artistiques.

Thème 2 : Société, Église et pouvoir politique dans l’occident féodal (XIe-XVe siècles) :

  • L’ordre seigneurial : la formation et la domination des campagnes.
  • L’émergence d’une nouvelle société urbaine.
  • L’affirmation de l’État monarchique dans le Royaume des Capétiens et des Valois.
  • Démarches et contenus d’enseignement :
  • La société féodale, empreinte des valeurs religieuses du christianisme, se construit sous la domination conjointe des pouvoirs seigneuriaux, laïques et ecclésiastiques.
  • Les campagnes et leur exploitation constituent les ressources principales de ces pouvoirs.
  • En abordant la conquête des terres, on envisage, une nouvelle fois après l’étude du néolithique en 6e, le lien entre êtres humains et environnement.
  • Le mouvement urbain qui s’amorce principalement au XIIe siècle fait toutefois apparaitre de nouveaux modes de vie et stimule l’économie marchande.
  • De son côté, le gouvernement royal pose les bases d’un État moderne, en s’imposant progressivement face aux pouvoirs féodaux, en étendant son domaine et en développant un appareil administratif plus efficace pour le contrôler.

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Histoire, géographie et EMC, cycle 4. Programmes. 2016.2017. Classe de 5ème. Suite :

Programmes en Histoire. Classe de 5ème, suite :

Classe de 5ème. Repères annuels de programmation :

  • Thème 3 : Transformations de l’Europe et ouverture sur le monde aux XVIe et XVIIe siècles :
  • Le monde au temps de Charles Quint et Soliman le Magnifique.
  • Humanisme, réformes et conflits religieux.
  • Du Prince de la Renaissance au roi absolu (François Ier, Henri IV, Louis XIV).
  • Démarches et contenus d’enseignement :
  • Aux XVe et XVIe siècles s’accomplit une première mondialisation : on réfléchira à l’expansion européenne dans le cadre des grandes découvertes et aux recompositions de l’espace méditerranéen, en tenant compte du rôle que jouent Ottomans et Ibériques dans ces deux processus historiques.
  • Les bouleversements scientifiques, techniques, culturels et religieux que connait l’Europe de la Renaissance invitent à réinterroger les relations entre pouvoirs politiques et religion.
  • À travers l’exemple français, on approfondit l’étude de l’évolution de la figure royale du XVIe siècle au XVIIe siècle, déjà abordée au cycle 3.

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Histoire et géographie et EMC, cycle 4. Programmes. 2016.2017. Classe de 5ème. Suite :

Programmes en Géographie. Classe de 5ème, suite :

  • L’enseignement de la géographie en cycle 3, centré sur la notion « Habiter », a introduit des notions géographiques et initié des démarches qui sont enrichies et approfondies au cycle 4.
  • Les espaces et les territoires dans le cadre de leur aménagement par les sociétés sont questionnés au regard de la durabilité de leur développement et des effets géographiques de la mondialisation contemporaine.
  • Dans cette perspective, il est important de sensibiliser les élèves à la question du développement, qui reste tout à fait essentielle, mais dont les termes sont modifiés par la montée en puissance des problèmes liés au changement global et à la surexploitation de certaines ressources.
  • Les équipes de professeurs peuvent organiser leur progression librement, même s’il est préférable d’aborder en début d’année les thèmes 1 de chaque partie du programme.
  • Compte tenu de l’ampleur des thèmes abordés, les professeurs doivent faire les choix nécessaires pour que l’initiation des élèves aux questions traitées leur soit accessible.
  • Il s’agit en particulier de privilégier ce qui permet aux élèves de maitriser progressivement les bases de l’analyse géographique des espaces, de différentes échelles, du lieu au monde, que les sociétés humaines construisent.
  • La démarche reposant sur l’étude concrète de cas de territoires, contextualisés et replacés à différentes échelles, est particulièrement importante : elle permet aux élèves de mettre en œuvre le raisonnement géographique et d’utiliser des outils et documents variés particulièrement importants (planisphères, cartes, paysages, photographies, SIG, données statistiques, sources écrites, données qualitatives…). Il est également intéressant d’utiliser les représentations et l’expérience géographiques des élèves pour conforter les apprentissages.
  • Cet enseignement doit aussi être l’occasion de familiariser les élèves avec les notions de base que la géographie utilise pour décrire et analyser les ensembles géographiques de différentes échelles que les sociétés construisent.
  • Certains sujets d’étude peuvent déboucher sur la réalisation de croquis et de schémas qui initient les élèves au langage cartographique.
  • À côté de l’apprentissage des grands principes de la cartographie « classique », on veille à initier les élèves aux principes de la cartographie et de l’imagerie géographique numériques.
  • Il est important que les élèves soient confrontés durant leur parcours à des exemples et des cas appartenant aux différents grands ensembles territoriaux du monde contemporain.
  • On pourra utiliser les ressources de la réflexion prospective, qui permet, pour tous les thèmes proposés, de poser des questions pertinentes sur les ressources et les contraintes géographiques que des sociétés connaissent et sur les perspectives de développement qu’elles peuvent envisager, et d’engager de nombreuses activités de type projet avec les élèves.

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Histoire, géographie et EMC, cycle 4. Programmes. 2016.2017. Classe de 5ème. Suite :

Programmes en Géographie. Classe de 5ème, suite :

  • Classe de 5ème. Repères annuels de programmation :
  • Thème 1 : La question démographique et l’inégal développement.
  • La croissance démographique et ses effets.
  • Répartition de la richesse et de la pauvreté dans le monde.
  • Démarches et contenus d’enseignement :
  • L’objectif de cette première partie du cycle est de sensibiliser les élèves aux problèmes posés aux espaces humains par le changement global et la tension concernant des ressources essentielles (énergie, eau, alimentation).
  • Il s’agit de faire comprendre aux élèves la nécessité de prendre en compte la vulnérabilité des espaces humains, mais sans verser dans le catastrophisme et en insistant sur les capacités des sociétés à trouver les solutions permettant d’assurer un développement durable (au sens du mot anglais sustainable, dont il est la traduction) et équitable.
  • Pour ce premier thème, on part des acquis du dernier thème de la 6e pour aborder la problématique posée par la croissance démographique, notamment dans les pays en développement et en émergence, où elle rend difficile le développement durable et équitable et l’accès de tous aux biens et aux services de base.
  • Le premier sous-thème sera abordé à partir de deux études de cas : une puissance émergente (la Chine ou l’Inde) et un pays d’Afrique au choix.
  • On mettra en perspective ces cas avec les États-Unis et l’Europe, où la question démographique se pose de manière très différente.
  • Mais on montrera aussi les points communs, comme, par exemple, celui du vieillissement.
  • On abordera ensuite, à grands traits, la géographie de la richesse et de la pauvreté à l’échelle du monde.
  • L’objectif est de sensibiliser les élèves à l’inégale répartition des richesses.
  • Ils découvrent aussi que les différents niveaux de richesse et de pauvreté et donc les inégalités sociales sont observables dans tous les pays.
  • L’outil cartographique est important pour aborder les questions liées à ce thème, qui est en lien très évident avec le suivant.

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Histoire, géographie et EMC, cycle 4. Programmes. 2016.2017. Classe de 5ème. Suite :

Programmes en Géographie. Classe de 5ème, suite :

  • Classe de 5ème. Repères annuels de programmation :
  • Thème 2 : Des ressources limitées, à gérer et à renouveler :
  • L’énergie, l’eau : des ressources à ménager et à mieux utiliser.
  • L’alimentation : comment nourrir une humanité en croissance démographique et aux besoins alimentaires accrus ?
  • Démarches et contenus d’enseignement :
  • La question des ressources est aujourd’hui une des plus importantes qui soient et la géographie l’aborde de façon efficace.
  • On peut ainsi insister sur l’importance des espaces ruraux et agricoles, en tant qu’ils contribuent à la fourniture des ressources essentielles, notamment alimentaires, alors qu’une partie de l’humanité est toujours sous alimentée ou mal alimentée.
  • On montre les enjeux liés à la recherche de nouvelles formes de développement économique, susceptibles d’assurer une vie matérielle décente au plus grand nombre, sans compromettre l’écoumène et sans surexploitation des ressources.
  • Ce thème autorise aussi une présentation de type géo-histoire, qui donne de la profondeur à l’analyse et offre la possibilité de bien connecter la partie histoire et la partie géographie du programme de C4.
  • Chaque sous-thème est abordé par une étude de cas au choix du professeur, contextualisée à l’échelle mondiale.
  • Thème 3 : Prévenir les risques, s’adapter au changement global :
  • Le changement global et ses principaux effets géographiques régionaux.
  • Prévenir les risques industriels et technologiques.
  • Démarches et contenus d’enseignement :
  • Ce thème doit permettre aux élèves d’aborder la question du changement global (changement climatique, urbanisation généralisée, déforestation…).
  • Il permet d’appréhender quelques questions élémentaires liées à la vulnérabilité et à la résilience des sociétés face aux risques, qu’ils soient industriels, technologiques ou liés à ce changement global.
  • Ce thème est étudié en remobilisant les acquis des élèves construits durant le programme de géographie du cycle 3.
  • Il est particulièrement adapté à la démarche prospective.
  • Le sous thème 1 est traité à partir d’une étude de cas simple, au choix du professeur, des effets potentiels d’un changement climatique et d’une politique locale, régionale ou nationale, pour les éviter, les modérer ou s’y adapter.
  • Le sous-thème 2 est abordé à partir d’une étude de cas sur un risque industriel et technologique.
  • Cette approche du thème, centrée sur les bouleversements géographiques prévus et sur les tentatives d’anticiper ceux-ci, permet de nouer des liens avec les programmes de SVT et de technologie et d’aborder de manière nouvelle la question du développement durable.

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Histoire, géographie et EMC, cycle 4. Programmes. 2016.2017. Classe de 5ème. Suite :

Programmes en EMC. Classe de 5ème, suite :

  • Principes généraux :
  • Articulés aux finalités éducatives générales définies par la loi du 8 juillet 2013 d’orientation et de programmation pour la refondation de l’École de la République, les axes principaux du programme d’enseignement moral et civique de l’école élémentaire au lycée se fondent sur les principes et les valeurs inscrits dans les grandes déclarations des Droits de l’Homme, la Convention internationale des droits de l’enfant et dans la Constitution de la Ve République.
  • L’éducation morale n’est pas du seul fait ni de la seule responsabilité de l’école ; elle commence dans la famille. L’enseignement moral et civique porte quant à lui sur les principes et valeurs nécessaires à la vie commune dans une société démocratique. Il se fait dans le cadre laïque qui est celui de la République et de l’école. Ce cadre impose de la part des personnels de l’éducation nationale une évidente obligation de neutralité, mais celle-ci ne doit pas conduire à une réticence, voire une abstention, dans l’affirmation des valeurs transmises. Les enseignants et les personnels d’éducation sont au contraire tenus de promouvoir ces valeurs dans tous les enseignements et dans toutes les dimensions de la vie scolaire.
  • Cet enseignement a pour objet de transmettre et de faire partager les valeurs de la République acceptées par tous, quelles que soient les convictions, les croyances ou les choix de vie personnels. Ce sont les valeurs et les normes impliquées par l’acte même d’éduquer telle qu’une école républicaine et laïque peut en former le projet. Elles supposent une école à la fois exigeante et bienveillante qui favorise l’estime de soi et la confiance en soi des élèves, conditions indispensables à la formation globale de leur personnalité. Cet enseignement requiert de l’enseignant une attitude à la fois compréhensive et ferme. À l’écoute de chacun, il encourage l’autonomie, l’esprit critique et de coopération. Il veille à éviter toute discrimination et toute dévalorisation entre élèves.
  • Les connaissances et compétences à faire acquérir ne sont pas juxtaposées les unes aux autres. Elles s’intègrent dans une culture qui leur donne sens et cohérence et développe les dispositions à agir de façon morale et civique.
  • L’enseignement moral et civique a pour but de favoriser le développement d’une aptitude à vivre ensemble dans une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Il met en œuvre quatre principes :
  • a)- penser et agir par soi-même et avec les autres et pouvoir argumenter ses positions et ses choix (principe d’autonomie) ;
  • b)- comprendre le bien-fondé des normes et des règles régissant les comportements individuels et collectifs, les respecter et agir conformément à elles (Principe de discipline) ;
  • c)- reconnaitre le pluralisme des opinions, des convictions, des croyances et des modes de vie (Principe de la coexistence des libertés) ;
  • d)- construire du lien social et politique (Principe de la communauté des citoyens).

Histoire, géographie et EMC, cycle 4. Programmes. 2016.2017. Classe de 4ème. Suite :

  • Programmes en EMC. Classe de 5ème, suite :
  • Principes généraux, suite :
  • L’enseignement moral et civique privilégie la mise en activité des élèves. Il suppose une cohérence entre ses contenus et ses méthodes (Discussion, argumentation, projets communs, coopération...). Il prend également appui sur les différentes instances qui permettent l’expression des élèves dans les écoles et les collèges.
  • L’enseignement moral et civique doit avoir un horaire spécialement dédie. Mais il ne saurait se réduire à être un contenu enseigne « à côté » des autres. Tous les enseignements à tous les degrés doivent y être articulés en sollicitant les dimensions émancipatrices et les dimensions sociales des apprentissages scolaires, tous portés par une même exigence d’humanisme. Tous les domaines disciplinaires ainsi que la vie scolaire contribuent à cet enseignement.
  • Les connaissances et les compétences visées par l’enseignement moral et civique se construisent progressivement en lien avec la maturité de l’élève et son développement psychologique et social. Cela nécessite la reprise des objets enseignés et la consolidation des acquis en suivant des démarches diversifiées et adaptées à l’âge des élèves, afin que l’équipe puisse construire sur chacun des cycles une progression définie autour de quelques repères annuels.
  • Le caractère spécifique de l’enseignement moral et civique suppose la valorisation du travail en groupe ainsi que le recours à des travaux interdisciplinaires ; cet enseignement fait l’objet d’une évaluation qui porte sur des connaissances et des compétences mises en œuvre dans des activités personnelles ou collectives et non sur le comportement de l’élève.
  • Finalités : Loin de l’imposition de dogmes ou de modèles de comportements, l’enseignement moral et civique vise à l’acquisition d’une culture morale et civique et d’un esprit critique qui ont pour finalité le développement des dispositions permettant aux élèves de devenir progressivement conscients de leurs responsabilités dans leur vie personnelle et sociale. Cet enseignement articule des valeurs, des savoirs et des pratiques.
  • Valeurs : La morale enseignée à l’école est une morale civique en lien étroit avec les principes et les valeurs de la citoyenneté républicaine et démocratique. Ces valeurs sont la liberté, l’égalité, la fraternité, la laïcité, la solidarité, l’esprit de justice, le respect et l’absence de toutes formes de discriminations.
  • Savoirs : Cet enseignement requiert l’appropriation de savoirs (Littéraires, scientifiques, historiques, juridiques...). Il n’existe pas de culture morale et civique sans les connaissances qui instruisent et éclairent les choix et l’engagement éthiques et civiques des personnes.

Histoire, géographie et EMC, cycle 4. Programmes. 2016.2017. Classe de 4ème. Suite :

  • Programmes en EMC. Classe de 5ème, suite :
  • Principes généraux, suite :
  • Pratiques : Développer les dispositions morales et civiques, c’est développer une disposition à raisonner, a prendre en compte le point de vue de l’autre et à agir. L’enseignement moral et civique est par excellence un enseignement qui met les élèves en activité individuellement et collectivement. Il n’est ni une simple exhortation édifiante, ni une transmission magistrale de connaissances et de valeurs. Il s’effectue, autant que possible, à partir de situations pratiques, dans la classe et dans la vie scolaire, au cours desquelles les élèves éprouvent la valeur et le sens de cet enseignement (Conseils d’élèves, mise en scène de dilemmes moraux, jeux de rôles, débats règles...).
  • Architecture : La culture morale et civique comporte quatre dimensions, liées entre elles : une dimension sensible, une dimension normative, une dimension cognitive et une dimension pratique.
  • La sensibilité : La sensibilité est une composante essentielle de la vie morale et civique : il n’y a pas de conscience morale qui ne s’émeuve, ne s’enthousiasme ou ne s’indigne. L’éducation à la sensibilité vise a mieux connaitre et identifier ses sentiments et émotions, à les mettre en mots et a les discuter, et a mieux comprendre ceux d’autrui.
  • Le droit et la règle : L’éducation au droit et à la règle vise à faire acquérir le sens des règles au sein de la classe, de l’école ou de l’établissement. Elle a pour finalité de faire comprendre comment, au sein d’une société démocratique, des valeurs communes s’incarnent dans des règles communes. Elle tient compte du fait que les qualités attendues des futurs citoyens sont destinées à s’exprimer dans un cadre juridique et réglementaire donne que ces mêmes citoyens peuvent faire évoluer.
  • Le jugement : La formation du jugement moral doit permettre de comprendre et de discuter les choix moraux que chacun rencontre dans sa vie. C’est le résultat d’une éducation et d’un enseignement qui demandent, pour les élèves, d’appréhender le point de vue d’autrui, les différentes formes de raisonnement moral, d’être mis en situation d’argumenter, de délibérer en s’initiant à la complexité des problèmes moraux, et de justifier leurs choix. Les élèves sont des sujets dont l’autonomie ne peut être progressivement acquise que s’ils ont la capacité de veiller à la cohérence de leur pensée, à la portée de leurs paroles et à la responsabilité de leurs actions. Le développement du jugement moral, module selon les âges, fait appel de manière privilégiée aux capacités d’analyse, de discussion, d’échange, de confrontation des points de vue dans des situations problèmes. Il demande une attention particulière au travail du langage, dans toutes ses expressions écrites ou orales.

Histoire, géographie et EMC, cycle 4. Programmes. 2016.2017. Classe de 4ème. Suite :

  • Programmes en EMC. Classe de 5ème, suite :
  • Principes généraux, suite :
  • L’engagement :
  • On ne saurait concevoir un enseignement visant à former l’homme et le citoyen sans envisager sa mise en pratique dans le cadre scolaire et plus généralement la vie collective. L’école doit permettre aux élèves de devenir acteurs de leurs choix, et de participer à la vie sociale de la classe et de l’établissement dont ils sont membres. L’esprit de coopération doit être encourage, la responsabilité vis-à-vis d’autrui mise a l’épreuve des faits.
  • Organisation des tableaux :
  • Les différentes dimensions de l’enseignement moral et civique se construisent de façon continue et progressive du début du cycle 2 jusqu’à la fin du cycle 4 en prenant appui sur le travail accompli à l’école maternelle. Les objectifs de formation sont donc, pour chaque dimension, identiques aux cycles 2, 3 et 4. Les compétences, connaissances, attitudes et objets d’enseignement mentionnés dans les colonnes précisent la progressivité de la formation de l’élève d’un cycle à l’autre.

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[1] Mises à jour du : 29.07.16.

[2] Sources extraites de : http://eduscol.education.fr/

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