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philipperoy1972histoire

Déclaration Universelle des droits de l'Homme. 1948. Classe de 4ème.

18 Mars 2017 , Rédigé par Philippe Roy Publié dans #Classe de 4ème.

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Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. 26 aout 1789. Classe de 4ème.

18 Mars 2017 , Rédigé par Philippe Roy Publié dans #Classe de 4ème.

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Géographie. Chapitre V. Portes Cartes. 4ème.

14 Mars 2017 , Rédigé par Philippe Roy Publié dans #Classe de 4ème.

Géographie. Chapitre V. Portes Cartes. 4ème.
Géographie. Chapitre V. Portes Cartes. 4ème.
Géographie. Chapitre V. Portes Cartes. 4ème.

Cours d’Histoire-Géographie. Classe de 4ème. Collège Ste Geneviève - Année 2016-2017 [1] :

Chapitre V : Les mobilités humaines [2] :

  • Thème 2. Les mobilités humaines transnationales.
  • Un monde de migrants.
  • Le tourisme et ses espaces.
  • Démarches et contenus d’enseignement :
  • Il est essentiel de montrer aux élèves l’importance des grands mouvements transnationaux de population que le monde connaît et qui sont d’une ampleur considérable.
  • Les migrations transnationales dont les motivations peuvent être extrêmement variées (Erasmus, suite de conflits, crise climatique, raisons économiques…), sont souvent au centre de l’actualité et il est important que les élèves comprennent que cette géographie des migrations n’est pas centrée sur la seule Europe, ni marquée par les seuls mouvements des « Suds » vers les « Nords », mais comporte aussi des foyers de migrations intracontinentales sud-sud.
  • Quant au tourisme international, il constitue désormais le mouvement de population le plus massif que le monde ait jamais connu ; il est porteur d’effets économiques, sociaux et territoriaux très importants.
  • Chaque sous-thème est abordé par une étude de cas locale ou régionale, au choix du professeur, mise en perspective à l’échelle mondiale, afin de pouvoir monter en généralité.
  • Ce thème permet des liens avec le programme d’histoire de 4e.

Introduction :

 

  • La mondialisation se traduit par l’abolition des frontières, que cela soit sur le plan spatial ou temporel.
  • Cela se traduit par la libre circulation des hommes, des biens, des capitaux, ou encore de l’information et ce, grâce à l’Internet.
  • Les hommes et les femmes sont naturellement amenés à se déplacer, que ce soit ; Au sein de leur pays, de leur continent, ou encore vers d’autres destinations, à travers le Monde.
  • Des motivations personnelles, professionnelles, politiques, entre autres peuvent animer cette démarche.
  • Trois questions auxquelles, il nous faut répondre :
  • Quelle est l’ampleur de ce phénomène ?
  • Quelles sont les motivations de ces départs ?
  • Quelles sont les conséquences de ces mobilités ?

 

  • Plan :

 

  1. Un phénomène en expansion mais qui reste limité :
  1. Un constat à faire :
  2. Des nuances à apporter :
  1. Les raisons du départ :
  1. Plusieurs motivations personnelles :
  2. Des choix imposés :
  1. Les conséquences des mobilités sur les lieux de départ et d'arrivée :
  1. Les lieux d’accueil :
  2. Un départ définitif ? :

 

*******

 

[1] Dernière mise à jour du : 24.08.16. Relecture de ce jour.

[2] Sources extraites de : www.eduscol.education.fr

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Géographie. Chapitre V. Plan détaillé. 4ème.

14 Mars 2017 , Rédigé par Philippe Roy Publié dans #Classe de 4ème.

Cours d’Histoire-Géographie. Classe de 4ème. Collège Ste Geneviève - Année 2016-2017 [1] :

Chapitre V : Les mobilités humaines [2] :

  • Thème 2. Les mobilités humaines transnationales.
  • Un monde de migrants.
  • Le tourisme et ses espaces.
  • Démarches et contenus d’enseignement :
  • Il est essentiel de montrer aux élèves l’importance des grands mouvements transnationaux de population que le monde connaît et qui sont d’une ampleur considérable.
  • Les migrations transnationales dont les motivations peuvent être extrêmement variées (Erasmus, suite de conflits, crise climatique, raisons économiques…), sont souvent au centre de l’actualité et il est important que les élèves comprennent que cette géographie des migrations n’est pas centrée sur la seule Europe, ni marquée par les seuls mouvements des « Suds » vers les « Nords », mais comporte aussi des foyers de migrations intracontinentales sud-sud.
  • Quant au tourisme international, il constitue désormais le mouvement de population le plus massif que le monde ait jamais connu ; il est porteur d’effets économiques, sociaux et territoriaux très importants.
  • Chaque sous-thème est abordé par une étude de cas locale ou régionale, au choix du professeur, mise en perspective à l’échelle mondiale, afin de pouvoir monter en généralité.
  • Ce thème permet des liens avec le programme d’histoire de 4e.

Introduction :

 

  • La mondialisation se traduit par l’abolition des frontières, que cela soit sur le plan spatial ou temporel.
  • Cela se traduit par la libre circulation des hommes, des biens, des capitaux, ou encore de l’information et ce, grâce à l’Internet.
  • Les hommes et les femmes sont naturellement amenés à se déplacer, que ce soit ; Au sein de leur pays, de leur continent, ou encore vers d’autres destinations, à travers le Monde.
  • Des motivations personnelles, professionnelles, politiques, entre autres peuvent animer cette démarche.
  • Trois questions auxquelles, il nous faut répondre :
  • Quelle est l’ampleur de ce phénomène ?
  • Quelles sont les motivations de ces départs ?
  • Quelles sont les conséquences de ces mobilités ?

 

  • Plan :

 

  1. Un phénomène en expansion mais qui reste limité :
  1. Un constat à faire :
  2. Des nuances à apporter :
  1. Les raisons du départ :
  1. Plusieurs motivations personnelles :
  2. Des choix imposés :
  1. Les conséquences des mobilités sur les lieux de départ et d'arrivée :
  1. Les lieux d’accueil :
  2. Un départ définitif ? :

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  • Vocabulaire :

Mots :

Définitions :

L’Espace Schengen :

C’est une zone de libre circulation des personnes, entre les pays de l’Union Européenne, ayant signé les Accords de Schengen.

Le Tourisme de Masse :

C’est un mode de tourisme qui concerne un grand nombre de personnes.

Un Réfugié :

C’est une personne ayant quitté son pays, pour des raisons politiques, religieuses, raciales, ou pour échapper à une catastrophe, entre autres.

Un Touriste International :

C’est un visiteur temporaire qui séjourne au moins 24 heures, dans un autre pays que le sien, et ce pour des rasons politiques.

Un Flux Migratoire :

C’est le déplacement des populations, hors de leur pays d’origine.

Une Migration Internationale :

C’est le déplacement d’une personne, ou d’un groupe de personnes, d’un pays, vers un autre pays et ce, pour s’y installer.

Une Mobilité :

On parle, ici, de déplacements des personnes.

 

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[1] Dernière mise à jour du : 24.08.16. Relecture de ce jour.

[2] Sources extraites de : www.eduscol.Education.fr

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Histoire. Du Consulat à la fin du 1er Empire. Chronologie. Chapitre V. 4ème.

14 Mars 2017 , Rédigé par Philippe Roy Publié dans #Classe de 4ème.

  • Chronologie simplifiée : 1800-1815 [1] :
  • Dates principales : Napoléon Bonaparte (Dates essentielles en vert).
  • Année 1800 :

17 février : Institution des Préfets.

14 juin : Victoire de Marengo.

24 décembre : Attentat contre Bonaparte, rue Saint-Nicaise à Paris.

  • Année 1801 :

15 juillet : Signature du Concordat.

  • Année 1802 :

25 janvier : Bonaparte élu Président de la République Cisalpine.

25 mars : Paix d’Amiens.

19 mai : Création de la Légion d’Honneur.

20 mai : Rétablissement de l’esclavage.

2 août : Napoléon Bonaparte, Consul à vie.

  • Année 1803 :

19 février : Bonaparte médiateur de la Confédération Helvétique.

20 mai : Rupture de la Paix d’Amiens.

  • Année 1804 :

15 mars : Enlèvement du Duc d’Enghein. Exécuté le 21.

18 mai : Proclamation de l’Empire.

19 mai : Napoléon nomme 18 Maréchaux d’Empire.

2 décembre : Sacre de Napoléon.

  • Année 1805 :

17 mars : Napoléon, roi d’Italie.

19 octobre : Défaite autrichienne à Ulm.

21 octobre : La flotte française battue à Trafalgar.

2 décembre : Victoire de Napoléon à Austerlitz.

26 décembre : Traité de Presbourg.

31 décembre : Fin de l’emploi officiel du calendrier révolutionnaire.

 

Cours d’Histoire-Géographie. Classe de 4ème. Collège Ste Geneviève - Année 2016-2017, suite [2] :

Chapitre V : Le Consulat et l’Empire de 1799 à 1815, suite [3] :

  • Chronologie simplifiée : 1800-1815, suite[4] :
  • Dates principales : Napoléon Bonaparte (Dates essentielles en vert), suite.
  • Année 1806 :

19 janvier : Napoléon offre à Joseph le royaume de Naples.

12 juillet : Napoléon, protecteur de la Confédération du Rhin.

14 octobre : Victoire d’Iéna et d’Auerstaedt.

27 octobre : Napoléon entre dans Berlin.

21 novembre : Décret de Berlin mettant en place le Blocus Continental.

  • Année 1807 :

8 février : Bataille d’Eylau.

14 juin : Victoire de Friedland.

7 juillet : Signature du traité de Tilsit entre la France et la Russie.

22 juillet : Création du Grand-Duché de Varsovie.

3 septembre : Le Code Civil devient Code Napoléon.

  • Année 1808 :

1er mars : Sénatus-Consulte organisant la noblesse impériale.

2 avril : Naissance de Louis-Napoléon Bonaparte à Paris.[5]

2 mai : Soulèvement contre les français à Madrid.

4 juin : Joseph est fait Roi d’Espagne par Napoléon.

1er août : Murat, Roi de Naples.

27 septembre : Entrevue d’Erfurt entre Napoléon et le Tsar.

22 octobre : La mention «République Française» laisse la place à «Empire Français» sur les monnaies.

  • Année 1809 :

23 janvier : Napoléon est de retour à Paris.

22 avril : Victoire à Eckmühl.

22 mai : Bataille d’Essling.

6 juillet : Victoire de Wagram.

15 décembre : Divorce entre Napoléon et Joséphine.

17 décembre : Entrée en vigueur du Code Pénal.

*******

 

Cours d’Histoire-Géographie. Classe de 4ème. Collège Ste Geneviève - Année 2016-2017, suite [6] :

Chapitre V : Le Consulat et l’Empire de 1799 à 1815, suite [7] :

 

  • Chronologie simplifiée : 1800-1815, suite[8] :
  • Dates principales : Napoléon Bonaparte (Dates essentielles en vert), suite.
  • Année 1810 :

2 avril : Mariage à Paris de Napoléon et de Marie-Louise.

21 août : Bernadotte élu Prince héréditaire de Suède.

11 octobre : Échec de Masséna devant Wellington à Torres-Vedras.

13 décembre : Sénatus-consulte des «Cent trente départements».

  • Année 1811 :

20 mars : Naissance du roi de Rome.

  • Année 1812 :

24 juin : Napoléon passe le Niémen. La Campagne de Russie commence.

7 septembre : Victoire française à la Moskova (Borodino).

14 septembre : Napoléon entre à Moscou. L’incendie de Moscou commence dès le lendemain.

29 novembre : Passage de la Bérézina.

5 décembre : Napoléon quitte l’armée pour regagner Paris.

  • Année 1813 :

17 mars : La Prusse déclare la guerre à la France.

2 mai : Victoire de Lützen.

20 mai : Victoire de Bautzen.

21 juin : Wellington bat Joseph à Vittoria. L’Espagne est perdue pour la France.

12 août : L’Autriche déclare la guerre à la France.

16-18 octobre : Défaite de Napoléon à Leipzig. L’Allemagne est perdue.

  • Année 1814 :

26 janvier : Début de la campagne de France.

30 mars : Bataille devant Paris qui capitule.

31 mars : Entrée des Alliés dans Paris.

3 avril : Déchéance de Napoléon.

6 avril : Abdication sans condition de Napoléon.

3 mai : Louis XVIII entre dans Paris.

30 mai : Traité de Paris.

4 juin : Publication de la Charte.

1er novembre : Ouverture officielle du Congrès de Vienne.

*******

Cours d’Histoire-Géographie. Classe de 4ème. Collège Ste Geneviève - Année 2016-2017, suite [9] :

Chapitre V : Le Consulat et l’Empire de 1799 à 1815, suite [10] :

  • Chronologie simplifiée : 1800-1815, suite[11] :
  • Année 1815 : De l’Empire à la Restauration (Dates essentielles en bordeaux).

1er mars : Débarquement de Napoléon en fuite de l’Ile d’Elbe, au Golfe Juan.

20 mars : Napoléon aux Tuileries.

18 juin : Bataille de Waterloo.

22 juin : Seconde abdication de Napoléon.

8 juillet : Retour de Louis XVIII.

7 août : Napoléon en route pour Sainte-Hélène.

20 novembre : Second traité de Paris.

 

*******

 

[1] Sources extraites de : Tulard (J.), Les Révolutions, 1789-1851, Paris, Éditions Fayard, Collection Histoire de France, sous la Direction de Jean Favier, Tome IV, 1988, 501 p., pp. 445-460.

[2] Dernière mise à jour du : 18.08.16. Relecture de ce jour.

[3] Sources extraites de : www.eduscol.education.fr

[4] Sources extraites de : Tulard (J.), Les Révolutions, 1789-1851, Paris, Éditions Fayard, Collection Histoire de France, sous la Direction de Jean Favier, Tome IV, 1988, 501 p., pp. 445-460.

[5] Sources extraites de : Girard (L.) Napoléon III, Paris, Hachette, Collection Pluriel, 1993, 550 p. Dates en gras, pp. 517-524.

[6] Dernière mise à jour du : 18.08.16. Relecture de ce jour.

[7] Sources extraites de : www.eduscol.education.fr

[8] Sources extraites de : Tulard (J.), Les Révolutions, 1789-1851, Paris, Éditions Fayard, Collection Histoire de France, sous la Direction de Jean Favier, Tome IV, 1988, 501 p., pp. 445-460.

[9] Dernière mise à jour du : 18.08.16. Relecture de ce jour.

[10] Sources extraites de : www.eduscol.education.fr

[11] Sources extraites de : Tulard (J.), Les Révolutions, 1789-1851, Paris, Éditions Fayard, Collection Histoire de France, sous la Direction de Jean Favier, Tome IV, 1988, 501 p., pp. 445-460.

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Histoire. Chapitre V. Portes. Cartes. 4ème.

14 Mars 2017 , Rédigé par Philippe Roy Publié dans #Classe de 4ème.

Cours d’Histoire-Géographie. Classe de 4ème. Collège Ste Geneviève - Année 2016-2017 [1] :

Chapitre V : Le Consulat et l’Empire de 1799 à 1815 [2] :

  • Thème 1 : Le XVIIIe siècle. Expansions, Lumières et révolutions.
  • Bourgeoisies marchandes, négoces internationaux et traites négrières au XVIIIe siècle.
  • L’Europe des Lumières : circulation des idées, despotisme éclairé et contestation de l’absolutisme.
  • La Révolution française et l’Empire : nouvel ordre politique et société révolutionnée en France et en Europe.
  • Démarches et contenus d’enseignement :
  • La classe de 4ème doit permettre de présenter aux élèves les bases de connaissances nécessaires à la compréhension de changements politiques, sociaux économiques et culturels majeurs qu’ont connus l’Europe et la France, de la mort de Louis XIV à l’installation de la Troisième République. Il s’agit notamment d’identifier les acteurs principaux de ces changements, sans réduire cette analyse aux seuls personnages politiques. L’étude des échanges liés au développement de l’économie de plantation dans les colonies amène à interroger les origines des rivalités entre puissances européennes, l’enrichissement de la façade atlantique, le développement de la traite atlantique en lien avec les traites négrières en Afrique et l’essor de l’esclavage dans les colonies.
  • Le développement de l’esprit scientifique, l’ouverture vers des horizons plus lointains poussent les gens de lettres et de sciences à questionner les fondements politiques, sociaux et religieux du monde dans lequel ils vivent. On pourra étudier les modes de diffusion des nouvelles idées, la façon dont différents groupes sociaux s’en emparent et la nouvelle place accordée à l’opinion publique dans un espace politique profondément renouvelé. On caractérise les apports de la Révolution française, dans l’ordre politique aussi bien qu’économique et social non seulement en France mais en Europe dans le contexte des guerres républicaines et impériales. On peut à cette occasion replacer les singularités de la Révolution française dans le cadre des révolutions atlantiques. On rappelle l’importance des grandes réformes administratives et sociales introduites par la Révolution puis l’Empire.

 

Introduction :

  • Le 18 Brumaire ou finir la Révolution :

L’idée de ce coup d’État du 18 Brumaire est de se défaire des Directeurs. Les Conseils vont donner le pouvoir à Sieyès, Ducos et au général Bonaparte. Des hommes influents comme Barras, Talleyrand, Cambacérès, les Anciens, Lucien Bonaparte et Fouché sont acquis au projet. [3]

Le 18 Brumaire an VIII (9 novembre 1799), le Conseil des Anciens décide que le Corps Législatif va siéger, à Saint-Cloud, de façon provisoire, sous la protection de Bonaparte. Les Directeurs Sieyès, Ducos et Barras cèdent et démissionnent, les deux autres Directeurs sont tenus, l’exécutif n’est plus.

Le 19 Brumaire an VIII (10 novembre 1799), Bonaparte est aux Cinq-cents, ses détracteurs l’y chahutent vivement. Les députés veulent le mettre hors la loi. Son frère Lucien Bonaparte utilise alors, la garde du Corps Législatif et présente les opposants à Napoléon Bonaparte comme pro-anglais et les fait sortir.

Le soir, le Conseil des Cinq-cents et celui des Anciens dissolvent le Directoire. Sieyès, Ducos et Napoléon Bonaparte deviennent désormais Consuls. Ils ont pour mission de réformer le pays, d’y restaurer l’ordre. Par ce coup d’État, la France finit sa Révolution.

Cet évènement clôt dix ans de conflits, tant à l’intérieur, qu’à l’extérieur des frontières hexagonales. Napoléon Bonaparte incarne cet évènement, ne déclare t-il pas en 1804 : « Je suis la Révolution ». [4]

  • Le retour à une stabilité politique et sociale :

Le Général Bonaparte est essentiel dans ce Coup d’État.

  1. lance une proclamation qui présente ses opposants comme factieux : « Français ! A mon retour à Paris, j’ai trouvé la division dans toutes les autorités, et l’accord établi sur cette seule vérité, que la Constitution était à moitié détruite, et ne pouvait sauver la liberté. Tous les partis sont venus à moi, m’ont confié leurs desseins, dévoilés leurs secrets, et m’ont demandé mon appui ; j’ai refusé d’être l’homme d’un parti. Le Conseil des Anciens m’a appelé ; j’ai répondu à son appel. Un plan de restauration générale avait été concerté par des hommes en qui la nation est accoutumée à voir les défenseurs de la liberté, de l’égalité et de la propriété. […] Français ! Vous reconnaîtrez sans doute à cette conduite le zèle d’un soldat de la liberté, d’un citoyen dévoué à la République. Les idées conservatrices, tutélaires, libérales, sont rentrées dans leurs droits, par la dispersion des factieux qui oppriment les Conseils, et qui, pour être devenus les plus odieux des hommes, n’ont pas cessé d’être les plus méprisables ». [5]

Paris reste stoïque, face à ces évènements politiques et militaires. Seuls les libéraux, les bourgeois, les principaux gagnants de la Révolution, y sont favorables. Cela traduit un retour à l’ordre, un signe de prospérité, qui termine dix ans de guerre civile et frontalière.[6]

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Cours d’Histoire-Géographie. Classe de 4ème. Collège Ste Geneviève - Année 2016-2017, suite [7] :

Chapitre V : Le Consulat et l’Empire de 1799 à 1815, suite [8] :

  • Introduction, suite :
  • Vers le Consulat :

Le 18 juin 1799, trois Directeurs sont dans l’obligation de mettre un terme à leurs fonctions.

Par ailleurs, les royalistes et les Alliés menacent de s’en prendre au pays et de remettre en cause, par la même occasion, un équilibre politique difficilement obtenu.[9]

Le poids de la conscription pèse à nouveau sur les familles, situation qui va s’intensifier sous le Consulat et l’Empire. En effet, les néo-jacobins décident la levée en masse de troupes. On appelle également l’Abbé Sieyès, Ducos, pour changer la Constitution et établir un exécutif fort.

Les généraux Hoche et Joubert étant morts, le général Napoléon Bonaparte, désormais revenu d’Égypte, est le Sabre pouvant rétablir la paix.[10] Malgré son souhait de ne s’attacher à aucun parti, il choisit finalement le projet de Sieyès.

Après le 18 brumaire il dit : « Citoyens, la Révolution est fixée aux principes qui l’ont commencée, elle est finie ! Il faut en commencer l’histoire et voir ce qu’il y a de réel et de possible dans l’application des principes et non ce qu’il y a de spéculatif et d’hypothétique ».[11]

Bonaparte en devenant Premier Consul, n’est plus seulement un général, mais un homme politique. Talleyrand souligne ce fait : « Le Napoléon du Concordat, c’est le Napoléon vraiment grand, éclairé, guidé par son génie ». [12]

  • Du Consulat à la marche vers l’Empire :

Napoléon s’inscrit dans la lignée de Charlemagne et des Capétiens. Par ces références symboliques, il cherche à tirer sa légitimité des siècles passés.[13] Talleyrand confirme cette impression : « L’Empire est une combinaison de république romaine et de Charlemagne ». [14]

Il se fait sacrer par le Pape, en la Cathédrale de Notre-Dame de Paris, le 2 décembre 1804. Le peintre David a eu soin d’immortaliser cet évènement. En cinq ans, la France passe de la République à l’Empire et crée, en fait et en droit, la IVème dynastie.[15] Napoléon dit à ce sujet : « Le nom de roi est usé car il apporte avec lui de vielles conceptions et ferait de moi un héritier ; je ne veux descendre, ni dépendre de personne. Le titre d’Empereur est plus grand, il est un peu inexplicable et impressionne l’imagination ».[16]

Trois jours après son sacre, le nouvel Empereur harangue ses soldats en ces termes, lors de la remise des aigles impériales au Champ de Mars : « Soldats ! Voilà vos drapeaux ; ces aigles vous serviront toujours de point de ralliement ; elles seront partout où votre Empereur les jugera nécessaires pour la défense de son trône et de son peuple. Vous jurez de sacrifier vos vies pour les défendre, et de les maintenir constamment par votre courage sur le chemin de la victoire : Soldats ! Vous le jurez ? ». [17] Napoléon 1er parvient alors à réaliser la fusion entre l’Ancien Régime et les principes de la Révolution de 1789. [18]

  • La guerre fait et défait l’Empire :

Le pouvoir impérial a pour bases l’armée avec ses phalanges, les Maréchaux et les soldats. La guerre est initialement nationale, puis européenne. Suite à ces conflits se crée le Grand Empire Napoléonien et ses 130 départements. Les conquêtes impériales vont être aisées au départ, puis délicates avec les résistances locales (L’Espagne), nationales (La Russie) et les coalitions d’États (L’Angleterre, la Prusse, l’Autriche, mais aussi la Russie, quand elle va se désolidariser de la France).

  1. toile de fond, demeure l’opposition entre la France et l’Angleterre que Talleyrand souligne ainsi : « Sous un nom ou sous un autre, nos guerres sont toujours avec l’Angleterre ». [19] Ces conflits vont faire appel aux forces vives du pays, par le biais de la conscription. Ce principe a formé les armées de la Révolution, du Directoire, celles du Consulat et de l’Empire. Phénomène qui va croissant avec la multiplication des combats. L’Empereur justifie cette décision : « La conscription forme des armées de citoyens. Le recrutement volontaire forme des armées de vagabonds et de mauvais sujets. L’honneur conduit les premiers, la discipline seule commande aux seconds » [20] il ajoute aussi : « Sans la conscription il ne peut y avoir ni puissance, ni indépendance nationale »[21] et de conclure : « La conscription est la loi la plus affreuse et la plus détestable pour les familles ; mais elle fait la sûreté de l’État ». [22]
  • Deux questions se posent à nous :
  • Pourquoi le Consulat permet-il de finir la Révolution ?
  • Quelles sont les particularités du 1er Empire, tant sur le plan politique que militaire ?
 

[1] Dernière mise à jour du : 18.08.16. Relecture de ce jour.

[2] Sources extraites de : www.eduscol.fr

[3] Malet et Isaac, L’Histoire : Rome et le Moyen-Age ; L’Age Classique ; Les Révolutions ; La Naissance du Monde Moderne, Paris, Éditions Marabout, 1993, 1 242 p., pp. 679-681. Fierro (A.), Fayard (J.-F.), Tulard (J.), Histoire et Dictionnaire de la Révolution Française, 1789-1799, Paris, Éditions Robert Laffont, Collection Bouquins, 1987, rééditions en 1998 et 2004, 1 223 p., p. 406.

[4] Regenbogen (L.), Napoléon a dit, Aphorismes, Citations et Opinions, Paris, Éditions les Belles Lettres, 1998, 454 p., p. 118.

[5] Napoléon, Harangues et proclamations à ses armées, Nîmes, Éditions Lacour, 1997, 50 p., pp. 21-22.

[6]Tulard (J.), sous la Direction, Dictionnaire Napoléon, Paris, Éditions Fayard, 1987, 1 767 p., Article du Professeur Jean Tulard, « Napoléon Ier », pp. 1 226-1 229. Tulard (J.), Les Révolutions, 1789-1851, Paris, Éditions Fayard, Collection Histoire de France, sous la Direction de Jean Favier, Tome IV, 1988, 501 p., pp. 147-148.

[7] Dernière mise à jour du : 18.08.16. Relecture de ce jour.

[8] Sources extraites de : www.eduscol.education.fr

[9] Malet et Isaac, L’Histoire : Rome et le Moyen-Age ; L’Age Classique ; Les Révolutions ; La Naissance du Monde Moderne, Paris, Éditions Marabout, 1993, 1 242 p., pp. 679-681. Fierro (A.), Fayard (J.-F.), Tulard (J.), Histoire et Dictionnaire de la Révolution Française, 1789-1799, Paris, Éditions Robert Laffont, Collection Bouquins, 1987, rééditions en 1998 et 2004, 1 223 p., p. 406.

[10] Ibidem., p. 406.

[11] Regenbogen (L.), Napoléon a dit, Aphorismes, Citations et Opinions, Paris, Éditions les Belles Lettres, 1998, 454 p., p. 90.

[12] Schell (E.), Talleyrand en Verve, Mots, Propos, Aphorismes, Paris, Éditions Horay, 2003, 125 p., p. 35.

[13] Ibidem., p. 707.

[14] Schell (E.), Talleyrand en Verve, Mots, Propos, Aphorismes, Paris, Éditions Horay, 2003, 125 p., p. 35.

[15] Malet et Isaac, L’Histoire : Rome et le Moyen-Age ; L’Age Classique ; Les Révolutions ; La Naissance du Monde Moderne, Paris, Éditions Marabout, 1993, 1 242 p., p. 707.

[16] Regenbogen (L.), Napoléon a dit, Aphorismes, Citations et Opinions, Paris, Éditions les Belles Lettres, 1998, 454 p., p. 120.

[17] Napoléon, Harangues et proclamations à ses armées, Nîmes, Éditions Lacour, 1997, 50 p., p. 25.

[18] Cf. Lentz (T.), sous la Direction, Le Sacre, Paris, Éditions Nouveau Monde, Fondation Napoléon, 2004, 192 p. Cf. Tulard (J.), Histoire et légende du Sacre de Napoléon, Paris, Éditions Fayard, 2004, 200 p.

[19] Schell (E.), Talleyrand en Verve, Mots, Propos, Aphorismes, Paris, Éditions Horay, 2003, 125 p., p. 86.

[20] Regenbogen (L.), Napoléon a dit, Aphorismes, Citations et Opinions, Paris, Éditions les Belles Lettres, 1998, 454 p., p. 119.

[21] Ibidem., p. 119.

[22] Ibidem., p. 120.

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Histoire. Chapitre V. Plan détaillé. 4ème.

14 Mars 2017 , Rédigé par Philippe Roy Publié dans #Classe de 4ème.

Cours d’Histoire-Géographie. Classe de 4ème. Collège Ste Geneviève - Année 2016-2017 [1] :

Chapitre V : Le Consulat et l’Empire de 1799 à 1815 [2] :

  • Thème 1 : Le XVIIIe siècle. Expansions, Lumières et révolutions.
  • Bourgeoisies marchandes, négoces internationaux et traites négrières au XVIIIe siècle.
  • L’Europe des Lumières : circulation des idées, despotisme éclairé et contestation de l’absolutisme.
  • La Révolution française et l’Empire : nouvel ordre politique et société révolutionnée en France et en Europe.
  • Démarches et contenus d’enseignement :
  • La classe de 4ème doit permettre de présenter aux élèves les bases de connaissances nécessaires à la compréhension de changements politiques, sociaux économiques et culturels majeurs qu’ont connus l’Europe et la France, de la mort de Louis XIV à l’installation de la Troisième République. Il s’agit notamment d’identifier les acteurs principaux de ces changements, sans réduire cette analyse aux seuls personnages politiques. L’étude des échanges liés au développement de l’économie de plantation dans les colonies amène à interroger les origines des rivalités entre puissances européennes, l’enrichissement de la façade atlantique, le développement de la traite atlantique en lien avec les traites négrières en Afrique et l’essor de l’esclavage dans les colonies.
  • Le développement de l’esprit scientifique, l’ouverture vers des horizons plus lointains poussent les gens de lettres et de sciences à questionner les fondements politiques, sociaux et religieux du monde dans lequel ils vivent. On pourra étudier les modes de diffusion des nouvelles idées, la façon dont différents groupes sociaux s’en emparent et la nouvelle place accordée à l’opinion publique dans un espace politique profondément renouvelé. On caractérise les apports de la Révolution française, dans l’ordre politique aussi bien qu’économique et social non seulement en France mais en Europe dans le contexte des guerres républicaines et impériales. On peut à cette occasion replacer les singularités de la Révolution française dans le cadre des révolutions atlantiques. On rappelle l’importance des grandes réformes administratives et sociales introduites par la Révolution puis l’Empire.

 

Introduction :

  • Le 18 Brumaire ou finir la Révolution :

L’idée de ce coup d’État du 18 Brumaire est de se défaire des Directeurs. Les Conseils vont donner le pouvoir à Sieyès, Ducos et au général Bonaparte. Des hommes influents comme Barras, Talleyrand, Cambacérès, les Anciens, Lucien Bonaparte et Fouché sont acquis au projet. [3]

Le 18 Brumaire an VIII (9 novembre 1799), le Conseil des Anciens décide que le Corps Législatif va siéger, à Saint-Cloud, de façon provisoire, sous la protection de Bonaparte. Les Directeurs Sieyès, Ducos et Barras cèdent et démissionnent, les deux autres Directeurs sont tenus, l’exécutif n’est plus.

Le 19 Brumaire an VIII (10 novembre 1799), Bonaparte est aux Cinq-cents, ses détracteurs l’y chahutent vivement. Les députés veulent le mettre hors la loi. Son frère Lucien Bonaparte utilise alors, la garde du Corps Législatif et présente les opposants à Napoléon Bonaparte comme pro-anglais et les fait sortir.

Le soir, le Conseil des Cinq-cents et celui des Anciens dissolvent le Directoire. Sieyès, Ducos et Napoléon Bonaparte deviennent désormais Consuls. Ils ont pour mission de réformer le pays, d’y restaurer l’ordre. Par ce coup d’État, la France finit sa Révolution.

Cet évènement clôt dix ans de conflits, tant à l’intérieur, qu’à l’extérieur des frontières hexagonales. Napoléon Bonaparte incarne cet évènement, ne déclare t-il pas en 1804 : « Je suis la Révolution ». [4]

  • Le retour à une stabilité politique et sociale :

Le Général Bonaparte est essentiel dans ce Coup d’État.

  1. lance une proclamation qui présente ses opposants comme factieux : « Français ! A mon retour à Paris, j’ai trouvé la division dans toutes les autorités, et l’accord établi sur cette seule vérité, que la Constitution était à moitié détruite, et ne pouvait sauver la liberté. Tous les partis sont venus à moi, m’ont confié leurs desseins, dévoilés leurs secrets, et m’ont demandé mon appui ; j’ai refusé d’être l’homme d’un parti. Le Conseil des Anciens m’a appelé ; j’ai répondu à son appel. Un plan de restauration générale avait été concerté par des hommes en qui la nation est accoutumée à voir les défenseurs de la liberté, de l’égalité et de la propriété. […] Français ! Vous reconnaîtrez sans doute à cette conduite le zèle d’un soldat de la liberté, d’un citoyen dévoué à la République. Les idées conservatrices, tutélaires, libérales, sont rentrées dans leurs droits, par la dispersion des factieux qui oppriment les Conseils, et qui, pour être devenus les plus odieux des hommes, n’ont pas cessé d’être les plus méprisables ». [5]

Paris reste stoïque, face à ces évènements politiques et militaires. Seuls les libéraux, les bourgeois, les principaux gagnants de la Révolution, y sont favorables. Cela traduit un retour à l’ordre, un signe de prospérité, qui termine dix ans de guerre civile et frontalière.[6]

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Cours d’Histoire-Géographie. Classe de 4ème. Collège Ste Geneviève - Année 2016-2017, suite [7] :

Chapitre V : Le Consulat et l’Empire de 1799 à 1815, suite [8] :

  • Introduction, suite :
  • Vers le Consulat :

Le 18 juin 1799, trois Directeurs sont dans l’obligation de mettre un terme à leurs fonctions.

Par ailleurs, les royalistes et les Alliés menacent de s’en prendre au pays et de remettre en cause, par la même occasion, un équilibre politique difficilement obtenu.[9]

Le poids de la conscription pèse à nouveau sur les familles, situation qui va s’intensifier sous le Consulat et l’Empire. En effet, les néo-jacobins décident la levée en masse de troupes. On appelle également l’Abbé Sieyès, Ducos, pour changer la Constitution et établir un exécutif fort.

Les généraux Hoche et Joubert étant morts, le général Napoléon Bonaparte, désormais revenu d’Égypte, est le Sabre pouvant rétablir la paix.[10] Malgré son souhait de ne s’attacher à aucun parti, il choisit finalement le projet de Sieyès.

Après le 18 brumaire il dit : « Citoyens, la Révolution est fixée aux principes qui l’ont commencée, elle est finie ! Il faut en commencer l’histoire et voir ce qu’il y a de réel et de possible dans l’application des principes et non ce qu’il y a de spéculatif et d’hypothétique ».[11]

Bonaparte en devenant Premier Consul, n’est plus seulement un général, mais un homme politique. Talleyrand souligne ce fait : « Le Napoléon du Concordat, c’est le Napoléon vraiment grand, éclairé, guidé par son génie ». [12]

  • Du Consulat à la marche vers l’Empire :

Napoléon s’inscrit dans la lignée de Charlemagne et des Capétiens. Par ces références symboliques, il cherche à tirer sa légitimité des siècles passés.[13] Talleyrand confirme cette impression : « L’Empire est une combinaison de république romaine et de Charlemagne ». [14]

Il se fait sacrer par le Pape, en la Cathédrale de Notre-Dame de Paris, le 2 décembre 1804. Le peintre David a eu soin d’immortaliser cet évènement. En cinq ans, la France passe de la République à l’Empire et crée, en fait et en droit, la IVème dynastie.[15] Napoléon dit à ce sujet : « Le nom de roi est usé car il apporte avec lui de vielles conceptions et ferait de moi un héritier ; je ne veux descendre, ni dépendre de personne. Le titre d’Empereur est plus grand, il est un peu inexplicable et impressionne l’imagination ».[16]

Trois jours après son sacre, le nouvel Empereur harangue ses soldats en ces termes, lors de la remise des aigles impériales au Champ de Mars : « Soldats ! Voilà vos drapeaux ; ces aigles vous serviront toujours de point de ralliement ; elles seront partout où votre Empereur les jugera nécessaires pour la défense de son trône et de son peuple. Vous jurez de sacrifier vos vies pour les défendre, et de les maintenir constamment par votre courage sur le chemin de la victoire : Soldats ! Vous le jurez ? ». [17] Napoléon 1er parvient alors à réaliser la fusion entre l’Ancien Régime et les principes de la Révolution de 1789. [18]

  • La guerre fait et défait l’Empire :

Le pouvoir impérial a pour bases l’armée avec ses phalanges, les Maréchaux et les soldats. La guerre est initialement nationale, puis européenne. Suite à ces conflits se crée le Grand Empire Napoléonien et ses 130 départements. Les conquêtes impériales vont être aisées au départ, puis délicates avec les résistances locales (L’Espagne), nationales (La Russie) et les coalitions d’États (L’Angleterre, la Prusse, l’Autriche, mais aussi la Russie, quand elle va se désolidariser de la France).

  1. toile de fond, demeure l’opposition entre la France et l’Angleterre que Talleyrand souligne ainsi : « Sous un nom ou sous un autre, nos guerres sont toujours avec l’Angleterre ». [19] Ces conflits vont faire appel aux forces vives du pays, par le biais de la conscription. Ce principe a formé les armées de la Révolution, du Directoire, celles du Consulat et de l’Empire. Phénomène qui va croissant avec la multiplication des combats. L’Empereur justifie cette décision : « La conscription forme des armées de citoyens. Le recrutement volontaire forme des armées de vagabonds et de mauvais sujets. L’honneur conduit les premiers, la discipline seule commande aux seconds » [20] il ajoute aussi : « Sans la conscription il ne peut y avoir ni puissance, ni indépendance nationale »[21] et de conclure : « La conscription est la loi la plus affreuse et la plus détestable pour les familles ; mais elle fait la sûreté de l’État ». [22]
  • Deux questions se posent à nous :
  • Pourquoi le Consulat permet-il de finir la Révolution ?
  • Quelles sont les particularités du 1er Empire, tant sur le plan politique que militaire ?
 

[1] Dernière mise à jour du : 18.08.16. Relecture de ce jour.

[2] Sources extraites de : www.eduscol.fr

[3] Malet et Isaac, L’Histoire : Rome et le Moyen-Age ; L’Age Classique ; Les Révolutions ; La Naissance du Monde Moderne, Paris, Éditions Marabout, 1993, 1 242 p., pp. 679-681. Fierro (A.), Fayard (J.-F.), Tulard (J.), Histoire et Dictionnaire de la Révolution Française, 1789-1799, Paris, Éditions Robert Laffont, Collection Bouquins, 1987, rééditions en 1998 et 2004, 1 223 p., p. 406.

[4] Regenbogen (L.), Napoléon a dit, Aphorismes, Citations et Opinions, Paris, Éditions les Belles Lettres, 1998, 454 p., p. 118.

[5] Napoléon, Harangues et proclamations à ses armées, Nîmes, Éditions Lacour, 1997, 50 p., pp. 21-22.

[6]Tulard (J.), sous la Direction, Dictionnaire Napoléon, Paris, Éditions Fayard, 1987, 1 767 p., Article du Professeur Jean Tulard, « Napoléon Ier », pp. 1 226-1 229. Tulard (J.), Les Révolutions, 1789-1851, Paris, Éditions Fayard, Collection Histoire de France, sous la Direction de Jean Favier, Tome IV, 1988, 501 p., pp. 147-148.

[7] Dernière mise à jour du : 18.08.16. Relecture de ce jour.

[8] Sources extraites de : www.eduscol.eudcation.fr

[9] Malet et Isaac, L’Histoire : Rome et le Moyen-Age ; L’Age Classique ; Les Révolutions ; La Naissance du Monde Moderne, Paris, Éditions Marabout, 1993, 1 242 p., pp. 679-681. Fierro (A.), Fayard (J.-F.), Tulard (J.), Histoire et Dictionnaire de la Révolution Française, 1789-1799, Paris, Éditions Robert Laffont, Collection Bouquins, 1987, rééditions en 1998 et 2004, 1 223 p., p. 406.

[10] Ibidem., p. 406.

[11] Regenbogen (L.), Napoléon a dit, Aphorismes, Citations et Opinions, Paris, Éditions les Belles Lettres, 1998, 454 p., p. 90.

[12] Schell (E.), Talleyrand en Verve, Mots, Propos, Aphorismes, Paris, Éditions Horay, 2003, 125 p., p. 35.

[13] Ibidem., p. 707.

[14] Schell (E.), Talleyrand en Verve, Mots, Propos, Aphorismes, Paris, Éditions Horay, 2003, 125 p., p. 35.

[15] Malet et Isaac, L’Histoire : Rome et le Moyen-Age ; L’Age Classique ; Les Révolutions ; La Naissance du Monde Moderne, Paris, Éditions Marabout, 1993, 1 242 p., p. 707.

[16] Regenbogen (L.), Napoléon a dit, Aphorismes, Citations et Opinions, Paris, Éditions les Belles Lettres, 1998, 454 p., p. 120.

[17] Napoléon, Harangues et proclamations à ses armées, Nîmes, Éditions Lacour, 1997, 50 p., p. 25.

[18] Cf. Lentz (T.), sous la Direction, Le Sacre, Paris, Éditions Nouveau Monde, Fondation Napoléon, 2004, 192 p. Cf. Tulard (J.), Histoire et légende du Sacre de Napoléon, Paris, Éditions Fayard, 2004, 200 p.

[19] Schell (E.), Talleyrand en Verve, Mots, Propos, Aphorismes, Paris, Éditions Horay, 2003, 125 p., p. 86.

[20] Regenbogen (L.), Napoléon a dit, Aphorismes, Citations et Opinions, Paris, Éditions les Belles Lettres, 1998, 454 p., p. 119.

[21] Ibidem., p. 119.

[22] Ibidem., p. 120.

  • Vocabulaire :

Mots :

Définitions :

Abdiquer :

C’est renoncer au pouvoir.

Catéchisme Impérial :

C’est le livre permettant à l’Eglise Française d’enseigner le Catholicisme aux enfants. Il est le seul autorisé dans les Églises de l’Empire.

Censure :

C’est le contrôle par le Gouvernement du contenu d’un journal ou d’un livre, avant sa parution.

Concordat :

Il a été conclu entre Bonaparte, alors 1er Consul et le Pape, le 15 juillet 1801, ce traité a pour vocation d’organiser l’Eglise Catholique en France, il remplace la Constitution Civile du Clergé. Cf. Chronologie précédente.

Elite :

C’est un petit groupe de personnes concentrant la richesse, la culture et le pouvoir.

Émigrés :

Ce sont les personnes appartenant à la noblesse qui, peu après 1789, refusant la Révolution sont partis pour l’étranger, notamment en Angleterre, ou en Belgique.

Noblesse Impériale :

Elle a été crée en 1808, elle récompense par des titres héréditaires, les services rendus à l’Empire, mais ne donne aucun privilège.

Plébiscite :

C’est un vote des électeurs par oui ou par non, à une question qu’on leur soumet, cela a été le cas pour le passage du Consulat à l’Empire en France, durant l’année 1804.

Préfet :

C’est à partir de 1800, il est le représentant du pouvoir exécutif dans chaque département. Il est l’héritier des Intendants, sous l’Ancien Régime. Cf. Les Cours précédents.

 

  • Plan détaillé :
  1. Le Consulat : Finir la Révolution (1799-1804) :
  1. Un homme à la tête d’un pouvoir fort :
  2. Finir les troubles internes et externes de la Révolution :
  3. Du Consulat à l’Empire, l’ascension de Napoléon Bonaparte :
  1. L’Empire de 1804 à 1815 :
  1. Une volonté de stabilité politique et sociale :
  2. La guerre fait et défait le 1er Empire :

 

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Géographie. Chapitre IV. Portes Cartes. 5ème.

14 Mars 2017 , Rédigé par Philippe Roy Publié dans #Classe de 5ème.

Géographie. Chapitre IV. Portes Cartes. 5ème.
Géographie. Chapitre IV. Portes Cartes. 5ème.

Cours d’Histoire-Géographie. Classe de 5ème. Collège Ste Geneviève - Année 2016-2017 [1] :

Chapitre IV : L’alphabétisation et ses enjeux [2] :

  • Thème 1 : La question démographique et l’inégal développement.
  • La croissance démographique et ses effets.
  • Répartition de la richesse et de la pauvreté dans le monde.
  • Démarches et contenus d’enseignement :
  • L’objectif de cette première partie du cycle est de sensibiliser les élèves aux problèmes posés aux espaces humains par le changement global et la tension concernant des ressources essentielles (énergie, eau, alimentation).
  • Il s’agit de faire comprendre aux élèves la nécessité de prendre en compte la vulnérabilité des espaces humains, mais sans verser dans le catastrophisme et en insistant sur les capacités des sociétés à trouver les solutions permettant d’assurer un développement durable (au sens du mot anglais sustainable, dont il est la traduction) et équitable.
  • Pour ce premier thème, on part des acquis du dernier thème de la 6e pour aborder la problématique posée par la croissance démographique, notamment dans les pays en développement et en émergence, où elle rend difficile le développement durable et équitable et l’accès de tous aux biens et aux services de base.
  • Le premier sous-thème sera abordé à partir de deux études de cas : une puissance émergente (la Chine ou l’Inde) et un pays d’Afrique au choix.
  • On mettra en perspective ces cas avec les États-Unis et l’Europe, où la question démographique se pose de manière très différente.
  • Mais on montrera aussi les points communs, comme, par exemple, celui du vieillissement.
  • On abordera ensuite, à grands traits, la géographie de la richesse et de la pauvreté à l’échelle du monde.
  • L’objectif est de sensibiliser les élèves à l’inégale répartition des richesses.
  • Ils découvrent aussi que les différents niveaux de richesse et de pauvreté et donc les inégalités sociales sont observables dans tous les pays.
  • L’outil cartographique est important pour aborder les questions liées à ce thème, qui est en lien très évident avec le suivant.

 

 

  • Introduction :
  • L’alphabétisation n’est pas égale entre les pays du Nord et du Sud (Hémisphères).
  • La richesse nationale favorise le développement du pays concerné et a une conséquence directe sur le niveau d’éducation atteint par sa population.
  • Investir dans l’école, le savoir, la recherche et faire le choix financier (PIB) d’encourager la formation de sa population, c’est aussi assurer le développement de son pays.
  • Savoir lire, écrire, parler correctement sa langue, mais aussi savoir compter, cela favorise son insertion dans la société.

 

  • Problématique :
  • Deux questions se posent à nous :
  • Quelle est la situation à l’échelle Mondiale ?
  • Comment concilier Éducation et Développement ?

 

Vocabulaire :

Mots :

Définitions :

Alphabétisation :

Soit le fait d’apprendre à lire et à écrire.

Analphabète :

Soit une personne ne sachant ni lire, ni écrire.

Éducation :

C’est l’ensemble des apprentissages moraux, intellectuels et culturels.

Espérance de Vie Scolaire :

C’est la durée moyenne de la scolarité. (Cf. Carte).

PIB par Habitant :

C’est le Revenu National Brut d’un pays qui est divisé, et ce, par le montant total des habitants. (Cf. Carte).

Scolarisation :

C’est la possibilité d’accéder à l’école et aux apprentissages. (Cf. Carte).

Scolarité :

C’est une période durant laquelle un enfant va à l’école.

Taux d’Alphabétisation :

C’est la part de la population sachant lire et écrire et ce, pour 100 personnes.

 

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[1] Dernière mise à jour du : 05.08.16. Relecture de ce jour.

[2] Sources extraites de : www.eduscol.education.fr

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Géographie. Chapitre IV. Plan détaillé. 5ème.

14 Mars 2017 , Rédigé par Philippe Roy Publié dans #Classe de 5ème.

Cours d’Histoire-Géographie. Classe de 5ème. Collège Ste Geneviève - Année 2016-2017 [1] :

Chapitre IV : L’alphabétisation et ses enjeux [2] :

  • Thème 1 : La question démographique et l’inégal développement.
  • La croissance démographique et ses effets.
  • Répartition de la richesse et de la pauvreté dans le monde.
  • Démarches et contenus d’enseignement :
  • L’objectif de cette première partie du cycle est de sensibiliser les élèves aux problèmes posés aux espaces humains par le changement global et la tension concernant des ressources essentielles (énergie, eau, alimentation).
  • Il s’agit de faire comprendre aux élèves la nécessité de prendre en compte la vulnérabilité des espaces humains, mais sans verser dans le catastrophisme et en insistant sur les capacités des sociétés à trouver les solutions permettant d’assurer un développement durable (au sens du mot anglais sustainable, dont il est la traduction) et équitable.
  • Pour ce premier thème, on part des acquis du dernier thème de la 6e pour aborder la problématique posée par la croissance démographique, notamment dans les pays en développement et en émergence, où elle rend difficile le développement durable et équitable et l’accès de tous aux biens et aux services de base.
  • Le premier sous-thème sera abordé à partir de deux études de cas : une puissance émergente (la Chine ou l’Inde) et un pays d’Afrique au choix.
  • On mettra en perspective ces cas avec les États-Unis et l’Europe, où la question démographique se pose de manière très différente.
  • Mais on montrera aussi les points communs, comme, par exemple, celui du vieillissement.
  • On abordera ensuite, à grands traits, la géographie de la richesse et de la pauvreté à l’échelle du monde.
  • L’objectif est de sensibiliser les élèves à l’inégale répartition des richesses.
  • Ils découvrent aussi que les différents niveaux de richesse et de pauvreté et donc les inégalités sociales sont observables dans tous les pays.
  • L’outil cartographique est important pour aborder les questions liées à ce thème, qui est en lien très évident avec le suivant.

 

 

  • Introduction :
  • L’alphabétisation n’est pas égale entre les pays du Nord et du Sud (Hémisphères).
  • La richesse nationale favorise le développement du pays concerné et a une conséquence directe sur le niveau d’éducation atteint par sa population.
  • Investir dans l’école, le savoir, la recherche et faire le choix financier (PIB) d’encourager la formation de sa population, c’est aussi assurer le développement de son pays.
  • Savoir lire, écrire, parler correctement sa langue, mais aussi savoir compter, cela favorise son insertion dans la société.

 

  • Problématique :
  • Deux questions se posent à nous :
  • Quelle est la situation à l’échelle Mondiale ?
  • Comment concilier Éducation et Développement ?

 

Vocabulaire :

Mots :

Définitions :

Alphabétisation :

Soit le fait d’apprendre à lire et à écrire.

Analphabète :

Soit une personne ne sachant ni lire, ni écrire.

Éducation :

C’est l’ensemble des apprentissages moraux, intellectuels et culturels.

Espérance de Vie Scolaire :

C’est la durée moyenne de la scolarité. (Cf. Carte).

PIB par Habitant :

C’est le Revenu National Brut d’un pays qui est divisé, et ce, par le montant total des habitants. (Cf. Carte).

Scolarisation :

C’est la possibilité d’accéder à l’école et aux apprentissages. (Cf. Carte).

Scolarité :

C’est une période durant laquelle un enfant va à l’école.

Taux d’Alphabétisation :

C’est la part de la population sachant lire et écrire et ce, pour 100 personnes.

 

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[1] Dernière mise à jour du : 05.08.16. Relecture de ce jour.

[2] Sources extraites de : www.eduscol.education.fr

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Histoire. Chapitre V. Portes. Cartes. 5ème.

14 Mars 2017 , Rédigé par Philippe Roy Publié dans #Classe de 5ème.

Histoire. Chapitre V. Portes. Cartes. 5ème.

Cours d’Histoire-Géographie. Classe de 5ème. Collège Ste Geneviève - Année 2016-2017 [1] :

Chapitre V : Seigneurs, Rois et les premiers États du 11ème siècle au 15ème siècle [2] :

Thème 2 : Société, Église et pouvoir politique dans l’occident féodal (XIe-XVe siècles) :

  • L’ordre seigneurial : la formation et la domination des campagnes.
  • L’émergence d’une nouvelle société urbaine.
  • L’affirmation de l’État monarchique dans le Royaume des Capétiens et des Valois.
  • Démarches et contenus d’enseignement :
  • La société féodale, empreinte des valeurs religieuses du christianisme, se construit sous la domination conjointe des pouvoirs seigneuriaux, laïques et ecclésiastiques.
  • Les campagnes et leur exploitation constituent les ressources principales de ces pouvoirs.
  • En abordant la conquête des terres, on envisage, une nouvelle fois après l’étude du néolithique en 6e, le lien entre êtres humains et environnement.
  • Le mouvement urbain qui s’amorce principalement au XIIe siècle fait toutefois apparaitre de nouveaux modes de vie et stimule l’économie marchande.
  • De son côté, le gouvernement royal pose les bases d’un État moderne, en s’imposant progressivement face aux pouvoirs féodaux, en étendant son domaine et en développant un appareil administratif plus efficace pour le contrôler.

 

 

  • Introduction :
  • La notion de Royaume de France nécessite un Domaine, à savoir des terres (Acquises par la Guerre, les Mariages ou par l’Achat), mais aussi une autorité, soit le Roi (Sacré à Reims, on l’est de Père en Fils, par la Loi Salique).
  • La Société Féodale est Pyramidale, avec les trois Ordres (Clergé, Noblesse et Paysans), chacun a son rôle dans la société, mais ils sont unis entre eux, par des droits et des devoirs.
  • Tous ces éléments, le Roi, le Domaine et la Société Féodale vont donner naissance progressivement à un État avec ses Lois et ses Institutions qui lui sont propres.

 

  • Problématique :
  • Deux questions se posent à nous :
  • Comment s’organise la Féodalité ?
  • Comment se met en place l’État en France ?

 

Plan :

 

  1. La Féodalité : Son organisation :
  1. Des liens qui unissent les Hommes :
  2. Les droits et devoirs de chacun :
  3. Le Roi à la tête de cette société pyramidale :
  1. La Genèse de l’État en France : Le Roi au cœur du système :
  1. Les Capétiens dès 987 :
  2. La mise en place du Pouvoir Royal :
  3. Pas de Roi sans terres :

 

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[1] Dernière mise à jour du : 02.08.16. Relecture de ce jour.

[2] Sources extraites de : www.eduscol.education.fr

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